Apprentis d’Auteuil déploie un saisissant réquisitoire pour sa cause
25 mars 2026

Le 19 mars dernier, Apprentis d’Auteuil célébrait ses 160 ans d’existence. L’occasion pour la fondation de déployer une campagne d’envergure rappelant la dimension préventive de sa mission d’accompagnement de la jeunesse en difficulté, autant pour alerter et sensibiliser que pour inciter à donner. Une campagne multicanale avec un axe créatif fort : de très jeunes enfants jugés et condamnés pour les crimes qu’ils commettront… 14 ans plus tard.
Noé a quatre ans. Il est vraiment très mignon. Il entre à pas hésitants dans une salle de tribunal levée, serrant son doudou contre lui. La juge prononce le verdict : l’enfant est déclaré coupable de trafic et détention de stupéfiants, des faits qu’il commettra dans 14 ans. Sa peine : neuf ans de prison. Avec ce film saisissant, assis sur un décalage entre la sévérité du tribunal et l’innocence de l’enfant, Apprentis d’Auteuil choisit – pour la campagne de ses 160 ans – de dénoncer les déterminismes sociaux et la condamnation “a priori” des jeunes en difficulté. Avec une signature sans équivoque illustrant le cœur de sa mission : « Aucun enfant ne devrait être condamné à mal tourner ». Diffusé en télévision et au cinéma, le spot décliné en plusieurs formats, invite également à donner.
Autour de ce film, la campagne est également déployée en affichage, avec à la fois des visuels reprenant la campagne (photo d’un enfant menotté au tribunal sur fond du claim de la campagne), mais aussi une opération dans le métro parisien qui décline des photos d’enfants en format « photo de police » à l’américaine, les bambins tenant devant eux une pancarte indiquant le délit pour lequel ils seront condamnés des années plus tard.
Formats spécifiques pour les réseaux
Sur les réseaux, des formats spécifiques sont également déployés, avec notamment une interview du petit Noé sur ses crimes futurs par le youtubeur Gaspard G., montrant l’enfant totalement dérouté par les questions sur son futur trafic et ses regrets d’avoir mal tourné. Les marraines d’Apprentis d’Auteuil, la pâtissière Nina Métayer et la navigatrice Violette Dorange, sont mobilisées pour les messages d’anniversaire qui n’oublient pas de remercier donateurs, salariés et partenaires (voir le compte Instagram de la fondation). L’agence TBWA\Paris, qui a créé la campagne, publie également sur Youtube un « case » de l’ensemble du dispositif avec l’interview de Manon Labarrière, Responsable Communication d’Apprentis d’Auteuil.
Enfin, le site de la fondation rappelle l’histoire de sa création, notamment sous forme d’album photos. Une exposition les reprend dans les locaux de l’organisation, dans le 16eme arrondissement de Paris, quartier où, le 19 mars 1866, l’abbé Louis Roussel s’installait avec six jeunes des rues pour leur offrir un avenir meilleur. 160 ans ont passé et la campagne qui vient d’être lancée rappelle avec intelligence que la mission n’a pas vraiment varié.
Une campagne à voir ici sur le site de la fondation.
A lire aussi, avec l’ensemble des visuels sur le site Dans ta pub.
© Photo : Apprentis d’Auteuil
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