Don in memoriam : un levier de collecte à développer
29 octobre 2026

Avez-vous organisé votre collecte de DIM ou don in memoriam ? Encore peu accompagnée, cette pratique est pourtant déjà répandue en France et séduit notamment les plus jeunes donateurs, selon le Baromètre Image et Notoriétéréalisé par l’IFOP pour France générosités, qui consacre pour la première fois un focus au sujet. Avec des dizaines de millions d’euros par an déjà collectés, son potentiel de croissance reste à développer, avec des enjeux forts de lien dans la durée.
Rendre hommage à un proche tout juste disparu en soutenant une cause, une association : c’est le don in memoriam ou DIM. En France, le DIM représente déjà plusieurs dizaines de millions d’euros par an, note France générosités. Si la santé et la recherche médicale restent les domaines prioritaires, ce type de soutien s’élargit à l’environnement, la cause animale, l’action sociale, la culture et l’éducation. Il répond également à une évolution sociétale : la personnalisation des obsèques. Ainsi, discrètement, le DIM s’est ancré dans les pratiques de générosité indique le Baromètre Image et Notoriété IFOP-France générosités, qui se mesurait pour la première fois la pratique.
Selon ses chiffres, 44% des donateurs ont déjà fait un don à une association ou à une fondation en mémoire d’un proche, soit un tiers des Français. Contre toute attente, la pratique est plébiscitée par les plus jeunes : 72% des donateurs de 18 à 24 ans ont déjà donné dans ce cadre et la proportion décroît avec l’âge. Collecte physique, cagnotte en ligne, don en direct aux associations sont les canaux utilisés à parts égales. Le DIM est par ailleurs peu conditionné au niveau de revenus. Au contraire, ce sont les catégories les moins aisées qui sont les plus enclines à donner : 57% de ceux dont le revenu est inférieur à 900 euros et un taux qui décroît à 36% pour les catégories les plus aisées.
Une piste de collecte à renforcer en France
Autre chiffre marquant, 67% des donateurs in memoriam ont continué à soutenir l’organisation bénéficiaire après le premier don. La moitié d’entre eux l’ont fait de leur propre initiative, contre 16 % à la suite d’une sollicitation de l’organisation. Parmi les 33% de donateurs in memoriam qui n’ont pas réitéré leur don, 23% d’entre eux l’auraient fait s’ils avaient été sollicités, note le Baromètre. Des constats qui invitent mieux accompagner la relation initiée à travers le DIM. Créer des espaces dédiés sur son site internet, simplifier le parcours des familles endeuillées, assurer le suivi et la traçabilité des fonds, prolonger et renforcer la relation donateur : autant de pistes à creuser auprès de la population française dont la moitié prépare ses obsèques de son vivant.
Au Royaume-Uni, la pratique du DIM est bien installée et soutenue par le dispositif fiscal du Gift Aid : si le donateur particulier paie l’impôt sur le revenu, il peut signer une déclaration qui permet à l’association bénéficiaire de récupérer le taux de base de l’impôt, soit une majoration de 25% du don. D’après Legacy Futures, en avril 2025, un adulte britannique sur trois a fait un don en mémoire d’un proche au cours de l’année écoulée. Le DIM atteint environ 2 milliards de livres par an au Royaume-Uni : de quoi renforcer l’intérêt de notre côté de la Manche…
Les données de cet article sont issues du Baromètre Image et Notoriété 2026, réalisé par l’IFOP pour France générosités. Pour découvrir l’ensemble du focus dédié don in memoriam rendez-vous ici.
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©Photo : Kindel Media
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