En 2025, la générosité française progresse et poursuit sa mue
4 juin 2026

C’est l’un des rendez-vous incontournables pour prendre le pouls de la générosité des Français. Et bonne nouvelle, après deux années de progression hésitante, notamment au regard de l’inflation, le rythme est bon. Pour 2025, le Baromètre de la générosité, publié le 28 mai par France générosités, enregistre même « un véritable rebond » des dons en valeur. Une progression qui confirme par ailleurs la mue des pyramides de dons et la poursuite de l’érosion des « petits dons dans les base ». (Lire la suite)
La photographie du Baromètre de la générosité 2025 est souriante. Même si elle ne s’appuie que sur la collecte des 55 ‘grandes’ associations et fondations (représentant 1,2 milliards de collecte de dons), elle donne à voir une progression notable des dons de 3,6% en valeur, et même +4,2% sur le second semestre, qui concentre comme à son habitude l’essentiel des dons (41 % au dernier trimestre, l’équivalent de 2025).
Un chiffre d’autant plus marquant qu’il dépasse largement l’inflation (0,9 points en 2025). L’année précédente, la plus timide augmentation d’environ 2% compensait en effet tout juste l’inflation. Autre point notable : ce rebond intervient alors que 2025 n’a pas connu de pic de collecte d’urgence majeure médiatisée, là où l’année 2024 avait notamment vu les Français se mobiliser dans la foulée du cyclone Chido.
Une collecte plus digitale et plus régulière
Outre cette bonne nouvelle, le cliché 2025 acte la poursuite de grandes tendances à l’œuvre depuis de nombreuses années. La collecte digitale poursuit sa progression : 36 % de la collecte de dons ponctuels en 2025 se fait en digital – soit 2 points de plus qu’en 2024 et 14 points de plus qu’en 2019 – avec une progression de 14 % en valeur.
Le montant des événements digitaux caritatifs représentés dans le panel – gaming, collectes communautaires, mobilisations en ligne – a doublé en un an, passant de 7 à près de 15 millions d’euros (ce chiffre ne tenant pas compte du ZEvent, qui – à lui seul – a mobilisé plus de 16 millions d’euros l’an passé). À cette mutation des canaux s’ajoute celle des comportements. Les dons réguliers représentent désormais 45% du total des dons, contre 24% en 2006, avec une progression de plus de 4 points en valeur entre 2024 et 2025.
L’érosion inéluctable des petits dons ?
Mais ces progressions reposent sur la fragilisation qui semble presque inéluctable de la base des pyramides de donateurs, que toutes les études de la générosité soulignent, en France comme aux USA ou au Royaume-Uni. En 2025, les dons inférieurs à 150 € ne représentent plus que 38,7% de la collecte, contre 50,4% en 2015 et 67,4% en 2006. Une érosion qui risque de ne pas s’arranger cette année, alors que l’inflation est repartie à la hausse depuis le début de l’année, tirée par les prix de l’énergie, entamant le pouvoir d’achat, et le pouvoir de don, des Français.
Le Baromètre de la générosité 2025, réalisé par Novos pour France générosités, est à consulter ici.
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© Photo : Page d’accueil de l’étude citée
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