Étude sur la santé mentale des fundraisers : un enjeu majeur pour l’avenir de nos organisations
12 octobre 2026

Stress, épuisement professionnel, pression croissante sur les objectifs… L’étude nationale de l’Association Française des Fundraisers (AFF), menée auprès de près de 500 professionnels de la collecte de fonds et du mécénat, révèle des tensions préoccupantes. Au-delà de la santé mentale, elle pose une question essentielle : comment préserver celles et ceux qui mobilisent les ressources indispensables à l’action des associations et des organisations d’intérêt général ?
Des fundraisers sous pression dans un secteur fragilisé
Les besoins augmentent, les ressources se raréfient et les organisations d’intérêt général doivent, trop souvent, faire davantage avec moins.
Au cœur de ces tensions, les fundraisers jouent un rôle essentiel : mobiliser les financements qui permettent aux projets de voir le jour, aux organisations de se développer et, parfois, simplement de poursuivre leurs missions.
Mais cette responsabilité a un coût humain. On ne peut pas durablement demander de faire plus avec moins sans regarder ce que cela produit sur celles et ceux qui le font.
Santé mentale des fundraisers : des résultats qui alertent
L’étude nationale menée par l’AFF auprès de 496 professionnels met en évidence plusieurs signaux préoccupants :
- 63 % déclarent avoir déjà vécu une situation d’épuisement ou de burn-out.
- Plus d’un sur deux évalue son niveau de stress à 7/10 ou plus.
- 58 % ressentent une pression pour compenser la baisse des ressources.
- 58 % rencontrent des difficultés à déconnecter du travail.
Ces chiffres révèlent bien davantage qu’un enjeu de santé mentale : ils interrogent la soutenabilité du métier de fundraiser et la capacité du secteur à attirer, fidéliser et développer les compétences dont il aura besoin demain.
Préserver les fundraisers, une responsabilité collective
La réponse ne peut pas reposer uniquement sur les individus. Elle concerne aussi les organisations : les objectifs fixés, les moyens accordés, la gestion de la charge de travail, les pratiques managériales et la capacité à créer des espaces de confiance et d’échange.
Préserver les fundraisers, c’est préserver la capacité d’action de nos organisations.
À travers cette étude, l’AFF souhaite ouvrir un dialogue plus large avec les fundraisers, mais aussi les managers, directions générales, RH, gouvernances et partenaires du secteur.
En tant que réseau professionnel, organisme de formation certifiant et centre de ressources, l’AFF agit déjà pour accompagner les professionnels : échanges entre pairs, clubs et groupes régionaux, mentorat SoFundraisers, formations et ressources contribuent à rompre l’isolement, renforcer les compétences et partager les difficultés comme les solutions.
Avec cette étude, notre ambition est d’aller plus loin : documenter les réalités du métier, interpeller les organisations et mobiliser collectivement les acteurs du secteur pour construire des conditions d’exercice plus soutenables.
Parce que prendre soin de celles et ceux qui mobilisent les ressources, c’est aussi préserver la capacité de nos organisations à remplir leurs missions.
Défendre une cause est exigeant. Être fundraiser l’est tout autant. Mais quand on le fait ensemble, on est plus fort.
Etre bien entouré, bien outillé et connecté aux bonnes pratiques fait toute la différence. Pour faire vivre le réseau qui fait avancer notre métier, rejoignez le réseau, adhérez à l’AFF
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